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De la théorie du déséquilibre à la pratique de l’engagement. De l’économie à l’université. Entretien avec Jean-Paul Lambert

Deux « mondes » se côtoient dans la vie universitaire : celui de l’« homo academicus » arrimé totalement à la recherche et à l’enseignement et celui de l’académique gestionnaire à l’agenda absorbé par ses responsabilités institutionnelles. Ces voies coexistent et s’ignorent le plus souvent. Jean-Paul Lambert est de ceux, trop rares encore, qui ont pratiqué les deux et ont fait de ce double ancrage un atout fondateur. C’est à sa riche expérience de recherche fondamentale et appliquée, d’enseignement et de management universitaire qu’il doit de s’être imposé, depuis deux décennies, comme un des plus fins connaisseurs des questions d’éducation et d’enseignement supérieur.

Ingénieur civil et économiste, Jean-Paul Lambert dédie ses premières années de vie professionnelle à la modélisation macro-économique, comme consultant et chercheur contractuel à l’Université catholique de Louvain. En 1990, élu au décanat de la Faculté des Sciences économiques, sociales et politiques des Facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles, il accepte ce mandat, par sens du devoir et du bien commun. Il prend très vite goût aux enjeux et à la dynamique de la gestion universitaire et réussit d’emblée, grâce à sa maîtrise des dossiers et à son style de gestion, à gagner la confiance de ses collègues. Il sera vice-recteur de Saint-louis de 1993 à 2003, et recteur pour dix autres années (il achèvera son deuxième mandat en 2013). Il sera aussi président de l’Académie « Louvain » en 2006-2007 et en 2010-2011.

Ses recherches changent elles aussi de cap dans les années 90’ : il abandonne la macroéconomie pour l’économie de l’éducation et l’économie régionale. Ses études, rapports et publications, notamment sur le financement de l’enseignement supérieur, sur l’accès à l’université, sur le sous-financement de Bruxelles, font date. On apprécie sa rigueur, sa méthodologie, son intelligence visionnaire, son souci aussi de parler vrai et de ne pas éluder les sujets qui font problème. Ses publications de recherche-action et ses fonctions institutionnelles se répondent et s’épaulent l’une l’autre : il devient un acteur incontournable et un spécialiste unanimement reconnu de notre paysage universitaire. Il s’avère aujourd’hui, après avoir révélé aussi des talents de négociateur loyal et redoutable, un des meilleurs connaisseurs de l’université. C’est à l’ensemble de son cursus et de son œuvre que l’Académie royale a voulu rendre hommage en l’accueillant en mai dernier au sein de sa Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques.

Rencontre avec ce nouvel académicien, à l’affabilité légendaire qui était bien au rendez-vous ! À l’écoute attentive de ses interlocuteurs, maniant humour et argumentation serrée, il nous entraîne à un rythme débridé à la découverte de toutes les thématiques qui le passionnent et nous oublions la ville, son vacarme et ses « bouchons » et le long week-end qui commence. Le temps ne s’est pas arrêté, il a filé tout simplement comme fusent les idées du recteur Lambert.


Jean-Paul Lambert, dans les éléments qui fondent ce que vous êtes, il y a la nostalgie de l’Afrique, de sa chaleur humaine et un milieu familial peuplé d’ingénieurs ! Un psychanalyste y verrait la source de votre jovialité et de votre sens de la rigueur !

Né à Liège, je pars à l’âge de deux ans en Afrique où mon père vient d’être engagé. Il est ingénieur comme mon grand-père du côté maternel. Je passerai six ans à Léopoldville et conserverai toujours cette nostalgie des rapports humains chaleureux du continent africain. Rentré au pays, à Bruxelles où les miens ne connaissent personne, je termine mes études primaires et secondaires au Collège Saint-Michel.

Je suis « tête de classe » mais me retrouve à 17 ans un peu immature et sans vocation particulière, poussé par le chœur familial vers ce qui est, à leurs yeux, « la voie royale », la faculté polytechnique. Il ne faut pas bien des années pour que je prenne conscience de mon inclination profonde pour les questions économiques et sociales. Je ne rate aucun débat et me forge la ferme intention de poursuivre, après la filière d’ingénierie, une formation en science économique.

Je peux m’inscrire directement en licence et me voilà économiste à 25 ans avec, pour horizon, mes obligations militaires que j’ai la chance de pouvoir remplir comme milicien au Bureau du Plan, dans l’équipe économétrique. Les fées me sont décidément favorables !

Ce ne sera pas la seule opportunité dans votre parcours. Travailler au C.O.R.E. (Center for Operations Research and Econometrics), le prestigieux centre de recherche de l’UCL, est une autre belle aubaine !

Oui et je mesure bien ma chance.

Après le Bureau du Plan, j’avais mené, de 1979 à 1981, au CORE, comme consultant pour la Commission européenne, un projet de modélisation destiné à éclairer l’analyse de la politique de coopération des Communautés européennes avec les pays en développement. J’ai pu assister aux séminaires du CORE, lieu unique à l’époque, un des plus grands centres européens de recherches économiques, fondé par le professeur Jacques Drèze.

La liberté intellectuelle du CORE me séduit et me décide à entamer une thèse de doctorat. Je sollicite le professeur Jacques Drèze qui, pour mon plus grand bonheur, accepte de diriger ma thèse. Il m’accorde un financement mais m’annonce d’emblée que celui-ci ne pourra dépasser deux ans. Le défi est énorme mais j’ai envie de le rencontrer. Au bout des deux années, j’ai terminé mon doctorat qui porte sur la modélisation macro-économique appliquée à la théorie du déséquilibre. Nos économies sont en effet caractérisées par des rigidités des prix qui ont pour conséquence que les marchés (tant des biens et services que du travail) puissent se trouver dans des situations de déséquilibre. L’ensemble de l’économie peut donc se trouver, selon les circonstances, dans des « régimes » différents et les politiques macro-économiques appropriées varient selon le « régime » en vigueur. Les professeurs Jacques Drèze et Edmond Malinvaud s’étaient intéressés à l’élaboration théorique de ce modèle. Mon apport visait à développer des modèles empiriques « de deuxième génération », moins schématiques, où les évolutions ne s’expriment pas en termes de basculements brutaux mais, au contraire, continus d’un régime à l’autre, permettant ainsi une analyse plus fine des politiques les plus appropriées.

La modélisation macro-économique est une clé pour comprendre les crises et en particulier celle que vit l’Europe actuellement.

Oui, par la modélisation macro-économique on se rend compte des failles dans le fonctionnement des marchés et dans les réactions des acteurs qui n’ont pas toujours une juste perception de la situation. C’est dans ce sens que s’expriment les Nobel Paul Krugman et Joseph Stiglitz, dans leurs interventions publiques aujourd’hui, à propos des politiques communautaires. L’Europe a choisi une combinaison de politique d’austérité (répression de la demande) et de politique de l’offre (réforme du marché du travail, notamment) qui cassent la consommation, dans un contexte de chute radicale de la demande. Il s’agit d’une erreur historique majeure. Quand on plonge un continent dans la récession, on en a pour des années à s’en sortir, c’est dire qu’une génération de jeunes ne connaîtra que des périodes difficiles. C’est plomber leur avenir.

Personnellement j’ai beaucoup travaillé la question du déséquilibre sur le marché du travail et du chômage. L’Espagne, par exemple, affronte, pour l’heure, de fortes tensions dans ce domaine, avec un taux de chômage des jeunes qui constitue une insulte à l’avenir. On doit bien comprendre que toute solution demandera du temps. Avant de résorber le chômage et de ramener les « sans emploi » de longue durée dans le marché du travail, il faut mettre sur pied des programmes de formation. Pour venir à bout du noyau dur du chômage, il faut des mesures adaptées et sur la longue durée.

Les choix politiques européens sont aussi marqués par le poids de l’histoire. Pour les Allemands qui ont vécu l’hyperinflation de la République de Weimar, la Banque centrale ne doit avoir, pour seul objectif, que le contrôle de l’inflation. Lutter contre l’inflation et rien d’autre ! Les Allemands n’avaient accepté la mise en place de l’euro (et donc l’abandon de leur mark) qu’à la condition expresse que la Banque centrale européenne ait pour seul objectif la lutte contre l’inflation, sans avoir à se soucier des conditions de soutien d’une croissance raisonnable de l’économie (au contraire de la Fed, la Banque centrale américaine, qui a un double mandat, le contrôle de l’inflation et le soutien à la croissance). Les gouvernements européens se sont donc privés de l’instrument monétaire sans mettre en place les outils nécessaires à la coordination des politiques budgétaires. Ce fut une funeste erreur, que beaucoup avaient d’ailleurs dénoncée dès l’origine. La crise actuelle témoigne de l’urgente nécessité d’une gouvernance économique à l’échelle européenne, tout en dotant la Banque centrale d’un mandat moins « mono-maniaque ».

En 1984, vous défendez votre thèse et une nouvelle vie commence, entre Lille, Louvain-la-Neuve et Bruxelles !

Un de mes amis me fait savoir que l’Université catholique de Lille recrute un professeur d’économie. Je pose ma candidature, suis sélectionné et obtient du président de cette université, le Belge (naturalisé Français) Michel Falise, le droit de revenir un jour par semaine à l’UCL suivre un séminaire du CORE. Je découvre les joies de la mobilité : j’enseigne et vis à Lille durant la semaine, retrouve les miens le mercredi à l’occasion de ma venue au séminaire et le week-end. Ce régime dure deux ans jusqu’à ce survienne une opportunité inattendue, que je saisis sans hésiter.

Le Doyen de la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques des Facultés universitaires Saint-Louis, dont le Conseil d’administration vient de décider la création d’un poste à temps plein de professeur d’économie, demande conseil à Jacques Drèze qui lui suggère mon nom. Je pose ma candidature, suis sélectionné, nommé définitivement en 1985 et ferai toute la suite de mon cursus académique aux FUSL (tout en continuant à enseigner deux ans à Lille puis, pendant quelques années, comme professeur invité à l’UCL).

Je poursuis mes recherches, assume pendant deux ans la co-direction du CORE et deviens, en 1989, Secrétaire général de la European Economic Association, dont Jacques Drèze fut le premier président et dont Edmond Malinvaud était alors président en fonction.

En 1990, je suis élu Doyen de ma Faculté. Je m’attelle à une refonte des programmes et crée, avec mon ami François Ost (à l’époque, Doyen de la Faculté de droit et, à présent, Vice-recteur) des candidatures bilingues ou trilingues. Ces filières attirent aujourd’hui 35 % de nos étudiants. Je rapatrie aussi en nos murs un Centre de recherche sur l’économie régionale bruxelloise, qui est toujours actif et a constitué le creuset de ce qui deviendra plus tard notre Institut de recherches interdisciplinaires sur Bruxelles.

Trois ans plus tard, le nouveau recteur, Michel van de Kerchove, m’appelle à ses côtés comme vice-recteur. Je me trouve en charge de la gestion interne et de la politique extérieure de l’université. C’est l’époque où je commence à m’impliquer beaucoup dans les débats publics et la recherche-action, sur des thèmes citoyens tels que la démocratisation de l’université, les parcours des étudiants à l’entrée du supérieur et, en économie régionale, sur tout ce qui touche au financement de Bruxelles. Je participe également aux travaux préparatoires de la révision de la Loi de financement des universités de 1998.

En 2003, vous devenez recteur. En pleine période de turbulence, avec le processus de Bologne, ses défis, communs à l’ensemble de l’UE, de réforme de l’enseignement supérieur et ses enjeux « nationaux » nés de la lecture par le monde politique belge francophone de la stratégie globale. La vie universitaire n’est décidément pas un long fleuve tranquille !

La Ministre Françoise Dupuis a décidé de découper le nouveau paysage universitaire en trois académies, autour des trois universités complètes. Je suis critique à l’égard de cette initiative qui ne répond en rien aux exigences ni aux défis de « Bologne ». Trois semaines après le vote du décret « Bologne » du 31 mars 2004, je publie une « Carte blanche » dans La Libre Belgique, dans laquelle je critique cet enfermement en entités dessinées sur base philosophique et confessionnelle (critère qui ne répond plus aux aspirations des étudiants) et qui risque d’aboutir, à mon sens, à des tensions entre blocs antagonistes, préjudiciables à l’efficacité de l’ensemble. Je prône donc le modèle d’une confédération (de toutes les institutions universitaires de Wallonie-Bruxelles). Je n’ai pas été entendu à l’époque (!) ...mais à partir du moment où la décision politique était le découpage entre les trois académies prévues, j’ai fait preuve d’une loyauté absolue et me suis investi dans ce projet en plaidant, au sein de l’Académie « Louvain », pour une structure dotée d’une dimension fédérative marquée.

Au fil des ans, des divergences de perception ont émergé ici et là et in fine, les seules fusions qui ont abouti portent sur l’intégration d’institutions mono-facultaires : FUCaM avec l’UCL, les deux institutions universitaires montoises non confessionnelles réunies dans la nouvelle UMons, et les Facultés agronomiques de Gembloux avec l’Université de Liège. Pour qui a étudié les opérations de fusions d’universités dans le monde au cours des 20 dernières années, il n’y a d’ailleurs aucune surprise : à part l’un ou l’autre cas, l’immense majorité des fusions a concerné l’absorption d’institutions monodisciplinaires par des universités de plus grande dimension, situées à proximité.

On comprend dès lors que le Ministre Marcourt ait tenu à rouvrir le dossier, ayant pris acte de l’échec (tout au moins relatif, mais échec quand même) du processus de création des académies. Il a rencontré les recteurs (et tous les autres acteurs de l’enseignement supérieur) et proposé une autre configuration : une seule Académie de recherche et d’enseignement supérieur, associant universités et Hautes Écoles, articulée avec le fonctionnement de pôles régionaux, équilibrés en taille. La longue crise gouvernementale de notre pays a freiné la dynamique et nous sommes en attente de sa reprise.

Quel regard portez-vous sur l’université dans notre pays ?

Premier constat et objet de satisfaction : la recherche s’est professionnalisée partout. Sa situation diffère de celle des États-Unis où presque tout se concentre autour de quelques universités prestigieuses. En Europe, et en Belgique en particulier, la qualité est beaucoup plus homogène et le travail se fait davantage en réseaux, via les PAI, les ARC, les appels d’offres européens. L’évolution de la recherche et les tailles critiques à atteindre ne dépendent pas de fusions d’universités mais plutôt d’un maillage efficace des établissements, au-delà de tout clivage traditionnel.

Je suis aussi interpelé par le mouvement émergent de la « désexcellence » qui veut tourner le dos à la course aux classements (les fameux rankings !) et à leurs conséquences funestes pour la recherche. La pression à publier et à suivre les créneaux bien balisés qui « marchent » nous conduisent à des stratégies mortifères pour les idées novatrices.

Il faut bien entendu revoir les moyens accordés à l’université dont le financement est largement en-deçà de la moyenne européenne et des pays de l’OCDE. C’est la condition sine qua non pour permettre aux académiques de poursuivre une recherche fondamentale de qualité et pour amorcer un redressement des conditions d’encadrement, très dégradées, de nos étudiants.

Les enjeux de l’université demeurent donc :

– Son refinancement. Toutes les pistes doivent être explorées. Ainsi, la défiscalisation (partielle) des chercheurs accordée par le fédéral a constitué un premier pas. Aujourd’hui elle est demandée pour les techniciens de la recherche et pour les académiques qui sont à la fois les « premiers chercheurs » de l’université et ceux qui forment les chercheurs de demain. Si ce devait être accepté, les universités jouiraient d’une bouffée d’oxygène bienvenue.

– Le maintien de son ouverture démocratique. Une ville comme Bruxelles va connaître une véritable explosion démographique. La formation d’un capital humain hautement qualifié reste la vocation de l’université et le plus grand service qu’elle puisse rendre à la société.

– La relance qui passe par une politique d’investissement dans l’éducation et les infrastructures (cf. Stiglitz).

Revenons à vos recherches et tentons d’en circonscrire les lignes de faîtes.

Un premier axe concerne les trajectoires des étudiants, avec toujours le souci de nourrir la réflexion sur la légitimité ou non d’une limitation à l’entrée dans le supérieur. Dans une de mes recherches sur ce thème, avec mon collègue de l’ULB, Jean-Jacques Droesbeke, nous avons constitué des échantillons représentatifs sur les populations des universités et Hautes Écoles pour mieux cerner les origines socio-culturelles, le « background » familial dans les types d’enseignement long et court etc. J’en ai retiré une conviction solide : l’université doit rester ouverte aux catégories sociales moins favorisées. Et je reconnais que ce n’est pas toujours facile à défendre, même parfois auprès de responsables universitaires, qui ont à se débattre, en termes de financement, dans le système pernicieux de l’enveloppe fermée. L’allocation de fonctionnement par étudiant universitaire a fondu, en termes réels, de 50 % en trente-cinq ans et de 13 % rien que dans les neuf dernières années (alors qu’elle progressait pour tous les autres niveaux d’enseignement, y compris pour le supérieur hors université). Imaginons un instant une sélection généralisée à l’entrée de l’université qui aboutisse à un « dégraissage » des 25 % de « moins bons ». Pour peu que ce « dégraissage » soit homogène parmi les universités, aucune université n’y perdrait puisque nous fonctionnons en enveloppe fermée. Comme c’est tentant pour restaurer de meilleures conditions de fonctionnement... au détriment des plus vulnérables ! Je me suis beaucoup engagé dans ce combat pour faire comprendre que ceux que nous éliminerions viendraient des « moins bonnes » écoles et de milieux défavorisés.

Un second axe s’inscrit dans l’économie régionale et porte sur le financement de Bruxelles. J’avais mené cette étude avec le professeur Henry Tulkens de l’UCL et à la demande du Ministre Grijp. Nous avons mesuré les causes de sous-financement liées à la vocation internationale de la capitale de l’Europe, à son statut de ville aux 500.000 navetteurs, à la présence donc de populations qui ne paient pas d’impôt et taxe in situ. L’étude a été largement diffusée et le ministre Guy Vanhengel nous a demandé quelques années plus tard sa réactualisation. Nous aboutissions à une estimation du « sous-financement » de Bruxelles de l’ordre de 500 millions d’euros. Notre étude est certainement un des éléments qui a étayé les revendications – en grande partie rencontrées – de 500 millions d’euros de plus pour Bruxelles dans la négociation gouvernementale entamée il y a quelques mois. La comparaison avec d’autres pays montre que certains ont recours à une imposition attachée au lieu de travail, et pas uniquement au domicile.

On peut évoquer enfin les recherches sur les collaborations entre régions, le jeu coopératif ou non sur le plan fiscal, l’organisation interne de la Région (entre communes, entre zones de police). C’est l’Institut de recherches interdisciplinaires sur Bruxelles qui fédère désormais toute la production scientifique, sur cette thématique, de l’ensemble des FUSL. Il joue un rôle actif dans le développement de l’outil de diffusion « Brussels Studies », périodique en ligne qui informe les mandataires, les entreprises et les citoyens bruxellois de tous les travaux en sciences humaines sur la ville et la Région. S’y est ajouté depuis peu le « Brussels Studies Institute », plateforme rassemblant ULB, VUB et FUSL en un guichet unique pour les demandes de recherches et d’études émanant du monde politique.

Ces domaines ont progressivement supplanté mes travaux sur l’emploi et le marché du travail qui avaient occupé mes jeunes années dans la recherche.

Maud Sorède, Mai 2012.


Quelques références bibliographiques

- Disequilibrium Macroeconomic Models, Cambridge University Press, Cambridge (UK), 1988, 177 p.
- « Le "libre accès" à l'enseignement supérieur en Communauté française : quelques données de base pour un pilotage du système », Reflets et Perspectives de la vie économique, Tome XXXV, pp 453-468, 4e trimestre 1996 (en collaboration avec A.-M. DE KERCHOVE).
- « Universités : plaidoyer pour l'efficacité », La Revue Nouvelle, n° 11, Tome 108, novembre 1998.
- « Enseignement en Communauté française. Leçons du passé et jalons pour l’avenir », La Revue Nouvelle, tome 111, n° 1, janvier 2000, (texte remanié de la conférence inaugurale du Colloque relatif à l’information et à l’orientation des études, l’échec scolaire, la réorientation et la modularisation organisé par le Parlement de la Communauté française les 13-14 novembre 1998).
- « Le financement de Bruxelles : enjeux et voies possibles », Reflets et Perspectives de la vie économique, tome XXXIX, n° 2000/2-3 (en collaboration avec Henry TULKENS, Philippe CATTOIR, Michèle TAYMANS, Géraldine VAN DER STICHELE et Magali VERDONCK).

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