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Un homme des Lumières au service d’une académie citoyenne. Entretien avec Hervé Hasquin

Le nom du héros du travail de l’URSS des années 30’, Stakhanov, est passé à la postérité pour caractériser la pratique intensive d’une activité. Dommage ! Sinon, il y a fort à parier que l’« hasquinisme » figurerait au dictionnaire dans la même acception !

Le travail, toujours en « pro », jamais dans l’à-peu-près, sur tous les fronts et à toute heure – chacun se souvient de l’arrivée quotidienne d'Hervé Hasquin à l’Université libre de Bruxelles à la pointe de l’aube et des réunions de travail de 7 heures du mat’ – n’a jamais rebuté celui qui apparaîtra très vite comme une tornade dans l’Alma Mater, visionnaire et gestionnaire d’un même pas, d’un même souffle. Docteur en philosophie et lettres, chercheur au FNRS de 1964 à 1977 et chargé de cours à 27 ans, il occupera les fonctions de recteur d’abord et de président de l’Université libre de Bruxelles ensuite, de 1982 à 1995.

Intellectuel engagé depuis toujours, Hervé Hasquin n’a jamais voulu être un académique coupé des réalités : La politique, il était d’emblée bien décidé à en faire, sérieusement comme tout ce qu’il entreprend, avec convictions et sans compter son temps. Il est successivement député, chef de groupe PRL, Ministre et puis Ministre-Président de la Communauté française de Belgique de 1999 à 2004. Sa ligne de conduite éthique, c’est de garder sa totale indépendance, y compris financière, en gardant ses fonctions scientifiques et académiques.

Élu académicien en 2002, dans la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques, il entame, en 2008, un nouveau chapitre dans cette vie trépidante en devenant secrétaire perpétuel de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Une formidable opportunité de contribuer à l’essor de cette vénérable institution, à son renouveau dans un siècle qui s’ouvre sur le défi des interrogations citoyennes, des nouvelles technologies et du partage planétaire des savoirs, d’y donner libre cours à sa puissance de travail et son intelligence créatrice. La même année, il est élu président du Conseil d’administration du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme.

Hervé Hasquin poursuit depuis plus de quatre décennies ses travaux scientifiques qui ont donné lieu à la publication de onze livres, de plus de cent articles, sur les Pays-Bas autrichiens, la Révolution industrielle, l’histoire du libéralisme, de la Laïcité , de la Franc-Maçonnerie (*), à la rédaction d’un millier d’éditoriaux et interviews sur ces thèmes et les questions de société en général. Il entend bien continuer, ce faisant, à affiner ses idées, les confronter aux sources et rester un indéfectible homme des Lumières.

Pour couvrir un tel parcours, il aurait fallu une journée d’interview et encore... Nous sommes convenus de nous en tenir à la période « Académie », aux réalisations et aux projets pour le futur dans ce cadre.



Vous revenez toujours avec bonheur à ce que vous êtes avant tout, professeur, conférencier, vulgarisateur enthousiaste, comme en témoigne, chaque année, votre participation active au Collège Belgique. En octobre prochain, il s’agira de reprendre un de vos thèmes de prédilection, les Lumières, pour évoquer les menaces qui guettent cet héritage.

Oui je donnerai une leçon, le 24 octobre, intitulée « Pourquoi cet acharnement contre les Lumières ? ».

J’amènerai mon auditoire à s’interroger d’abord sur les valeurs communes que nous ont transmises les Lumières. La première est sans conteste l’aspiration aux libertés philosophiques, politiques, scientifiques et littéraires, le souci d’échapper à toute forme de tutelle dont la plus présente pendant des siècles a été celle qu’exercèrent les Églises. Le pouvoir tutélaire des Églises a fait partie de la culture occidentale et l’aspiration aux libertés avait pour but de débloquer la société en dissociant le religieux et le politique. Aujourd’hui autour de la question de l’Islam, nous sommes confrontés à la résurgence d’une volonté de réintégrer le religieux dans le politique et le social.

Cette aspiration s’est traduite dans différents secteurs.

Sur le plan politique, l’héritage des Lumières s’inscrit dans l’abandon du principe de droit divin au profit de la souveraineté du peuple, et conduit à la démocratie parlementaire, à l’élection des représentants de la nation investis temporairement de la confiance du peuple.
Les premières années du XIXe siècle en Europe marquent l’avènement de souverains ou chefs d’État ne tirant plus leur légitimité du droit divin mais bien du consensus, de la volonté populaire.

Un autre domaine concerne le droit pénal qui lui aussi est sécularisé, séparé de toute connotation religieuse.

Partout s’impose cette volonté d’enlever aux religieux un pouvoir absolu. La tolérance religieuse progresse. Soulignons que le terme lui-même témoigne encore de la fragilité des acquis à l’époque. « Tolerare » en latin signifie supporter, celui qui tolère accepte malgré lui ; du chemin reste à faire. Une mutation s’opère fin XVIIIe/début XIXe : c’est l’appartenance à l’espèce humaine qui nous donne précisément le droit de penser et de croire en toute liberté.

Deuxième élément constitutif de ces valeurs communes aux Lumières ?

C’est le bonheur de l’homme, l’humanisme, l’anthropocentrisme. Il y a basculement des fondements : le bonheur est à réaliser ici et maintenant, sur terre et non plus dans l’au-delà et dans le salut de l’âme. L’homme est au cœur des choses, le sujet le plus important. Ce principe explique l’attention portée, à partir du XVIIIe siècle, à l’éducation, à l’accès aux savoirs, à la vulgarisation, à l’enseignement des sciences et des beaux-arts. Par l’éducation et la diffusion culturelle, la condition humaine va s’améliorer et l’homme s’émanciper, de toutes les tutelles et des croyances irrationnelles.

Une lithographie de Goya de la série des Caprices (1797-1798) fait partie des découvertes qui m’ont marquées à jamais. Il porte la légende « le sommeil de la Raison engendre des monstres ». C’est une phrase que j’aurais aimé faire mienne.


Francisco de Goya, Le sommeil de la Raison engendre des monstres, lithographie issue de la série des Caprices.

Un nouveau rationalisme émerge, c’est une troisième composante.

En effet, il ne se cantonne plus au spéculatif mais s’affirme aussi utilitaire. Le savoir naît de la conjonction du savoir et de l’expérience et de ce cadre va émerger une des forces de l’Occident : dépasser la recherche théorique en s’interrogeant sur ses prolongements dans l’industrie, le commerce, l’agriculture, sur tout ce qui est propice au développement du bien-être matériel de l’homme. Le dix-septième siècle anglais, le dix-huitième pour le reste du continent vont inventer un concept auquel pas un gouvernement aujourd’hui ne manquerait de faire référence dans son programme, à savoir la Recherche/Développement.

Ce nouveau rationalisme concerne aussi un autre concept inventé au XVIIIe siècle, le progrès. La mise en œuvre des savoirs conduit à l’idée d’un possible progrès indéfini, auquel Condorcet fait écho sa vie durant. L’homme des Lumières croit aux vertus de l’éducation, au progrès industriel qui vont améliorer le bien-être de la population du monde entier.

Et de ce bouillonnement d’idées, sortira aussi l’idée d’universalisme.

Le sens de l’universalisme se dégage au XVIIIe siècle, de l’aspiration à établir des lois générales dans tous les domaines. Il se décline sous diverses formes. Je donnerai comme exemple, la politique de Joseph II en matière de justice. Face aux particularismes locaux, aux affirmations identitaires, il entend soumettre son territoire à des normes juridiques convergentes, quelles que soient la nationalité, la culture des populations. Deux conceptions de la citoyenneté co-existent au XVIIIe siècle et s’affrontent toujours aujourd’hui :
• La citoyenneté à la française fondée sur l’adhésion à des valeurs communes
• La conception germanique où la citoyenneté s’arrime à la langue, la culture, l’âme d’un peuple.

Ces deux pôles – citoyenneté à dimension universelle versus citoyenneté d’identité et de particularisme – vont se développer au vingtième siècle. La Déclaration universelle des Droits de l’homme en 1948 s’inspire de la conception française. Depuis la fin du siècle dernier, elle est battue en brèche par bon nombre de pays qui la trouvent imprégnée de la vision trop paternaliste, trop colonisatrice et colonialiste des occidentaux et remettent en cause cette prétention à l’universalisme.

Le socle sur lequel repose la philosophie des Lumières pâtit de sa connotation jugée trop européenne, ce qui est de moins en moins accepté sur l’échiquier mondial. C’est à cet acharnement-là contre les Lumières que vous faites allusion dans le titre de votre cours ?

Pas uniquement. Je veux aussi aborder les remises en cause de la civilisation et de la culture des Lumières dans nos régions, dans nos sociétés.

Le « New Age », pour ne citer qu’un seul exemple pour l’heure, s’attaque à la vision positive et scientifique de l’homme et s’oppose à la technisation de la société, à ce qui est considéré comme un abus de rationalisation. Dans cette approche, on reproche aux Lumières d’avoir favorisé la dégradation de l’environnement, d’avoir morcelé la vie sociale, d’avoir introduit le nihilisme qui a conduit à une crise morale.

Le New Age s’insurge contre un projet humain dépourvu de légitimation divine et se traduit par un repli sur soi, sur la vie privée, face à une vision de la société, qu’il interprète, comme purement matérialiste. Ce courant plaide pour la réintégration de l’émotionnel, dans le souci d’améliorer son psychisme, de vivre ses émotions et de s’attacher au vécu de chacun. Il s’agit de chercher le bonheur et la paix en soi (et pour soi !) ; changer les structures sociales est dépassé. C’est une plongée dans l’égoïsme !

Cette tendance imprègne aussi les questions scientifiques. Des conceptions doloristes refont surface ; l’homme est à nouveau coupable de tout ou presque et l’idée du péché originel refait surface, face à tous ceux qui croyaient pouvoir rencontrer les défis contemporains par la science. Constat amer pour tous ceux, comme moi, dont le parcours doit beaucoup au credo « Scientia vincere tenebras » !

Cette confrontation nous oblige à repenser le futur et à circonscrire le chemin que nous voulons prendre pour nous y conduire : faut-il nécessairement une vision apocalyptique de l’évolution démographique du monde ou produire mieux et plus en gaspillant moins ? Faut-il une fuite en avant vers le jeûne, la pénitence, la restriction et la repentance ou miser sur l’éducation du plus grand nombre et l’intelligence des hommes pour innover, trouver des solutions réfléchies à la nécessaire répartition des ressources et des biens ?

Il y aura bientôt cinq ans que vous tenez le gouvernail de l’Académie. Avez-vous rencontré vos attentes ?

Dès le jour de mon élection, le 17 novembre 2007, j’ai annoncé ma volonté de bâtir une académie citoyenne. Elle devait rester un temple du savoir, de l’érudition mais aussi s’intégrer dans la société, faire mieux passer les messages étayés scientifiquement et participer à la diffusion de la culture. Vous l’aurez compris, je m’engageais dans une politique d’ouverture et mon modèle n’était certainement pas celui d’une académie-bunker ou forteresse.

Quelles voies avez-vous choisies pour mettre en œuvre cette stratégie d’ouverture ?

Prenant en compte l’évolution du paysage institutionnel belge, j’ai souhaité sortir des limites de Bruxelles et affirmer davantage la présence de l’Académie en Wallonie. Une partie de nos activités se déroule désormais à Namur.

Diffuser de l’information aujourd’hui signifie entrer de plain-pied dans l’univers numérique. J’ai fait le nécessaire, dès mon élection, pour doter l’Académie d’un site web performant, qui a été inauguré en septembre 2008.

La création d’un « Collège Belgique » a contribué substantiellement à la concrétisation de la dimension citoyenne qui me tient tant à cœur. Il s’agit de faire appel à des académiciens ou des scientifiques pour donner des cours-conférences à un public de citoyens curieux, pas spécialisés a priori, sur des questions de société ou des grands enjeux contemporains, avec la volonté de vulgariser. Notre idée est aussi d’y aborder des sujets d’actualité ou d’innovation toute récente qui ne font pas l’objet d’enseignement dans les cursus traditionnels et de mettre davantage en lumière et à la portée de tous le grand potentiel intellectuel de notre Maison. Notre pari est gagné ou en bonne voie de l’être : 120 à 140 leçons l’an dont un tiers se donne à Namur, au Palais provincial, ancien bâtiment épiscopal du XVIIIe siècle. Un public physiquement présent de 7500 personnes se partage entre les deux sites, Bruxelles et Namur, auquel s’ajoutent les auditeurs virtuels.

Le « Collège Belgique » a permis d’assurer des collaborations avec les deux institutions-sœurs, l’Académie de Langue et de Littérature et l’Académie de Médecine.

Il a bénéficié de deux atouts pour son démarrage : le parrainage du Collège de France (et le geste est exceptionnel) et le recrutement de l’ancienne Secrétaire générale du FNRS, admise à la retraite quelques mois plus tôt, Marie-José Simoen qui assure l’organisation de tous les cours-conférences au titre d’Administrateur délégué.

La mise sur pied d’une quatrième Classe, « Technologie et Société » s’inscrit elle aussi dans ce souci de mieux rencontrer la société civile. Elle rassemble des représentants de haut niveau du monde de l’industrie, de la finance, des ingénieurs, des juristes, des économistes, etc. qui s’interrogent sur l’impact des technologies sur la société. Créée en 2009, elle est, aujourd’hui, complète et nous sommes fiers de son originalité : une telle classe n’existe pas ailleurs dans les académies européennes. Le travail s’y fait en sous-commissions tablant sur l’efficacité et la rapidité, on y rédige des rapports, des manifestes à destination du public et du politique et on y débusque des sujets complexes auxquels un colloque pourrait faire écho. Ce fut le cas pour le colloque sur « l’idéologie du progrès dans la tourmente du postmodernisme ».

Enfin, le « Collège des Alumni » procède également de notre souci d’ouverture et de liens, en l’occurrence entre chercheurs définitifs du FNRS et lauréats des différents Prix de l’Académie. Ils se retrouvent une ou deux fois par an autour d’une conférence sur un thème qui les concerne.

Le succès s’explique aussi par les outils qui ont accompagné votre démarche.

Assurément. Le site web, la possibilité de « podcaster » depuis juin 2011 et l’audiothèque, introduite en 2010, ont favorisé la dissémination des informations et l’accès au savoir : 2000 branchements par mois pour écouter les leçons du Collège Belgique et 15000 téléchargements mensuels des cours et colloques. Le public qui s’intéresse aux conférences du Collège Belgique via le web dépasse largement l’audience physiquement présente.

La mise en ligne d’un magazine électronique en mai 2010, avec près de dix mille destinataires aujourd’hui, vient également en appui de nos options stratégiques : faire connaître hors des cénacles traditionnels nos activités, souligner le talent, l’originalité des académiciens et des professeurs accueillis au Collège Belgique, leur cheminement où se conjuguent souvent passion de la recherche, de la liberté et un engagement opiniâtre pour aller jusqu’au bout du projet, de l’entreprise, dans la grande solitude du coureur de fond pour bon nombre d’entre eux.

Une autre priorité visait à recadrer les coûts de production et les tirages de nos publications. Depuis mai dernier, l’Académie s’est intégrée dans l’édition électronique. Tout ce qu’elle va publier comme livre le sera dorénavant sous deux formes : un exemplaire « papier » et une version électronique. En septembre, nous ferons notre rentrée littéraire en mettant à la une nos ouvrages « papier » et « e_books » et une nouvelle collection de poches (« L’Académie en poche »). Le premier volume sera consacré aux Minorités.

La Bibliothèque a elle aussi fait peau neuve : création d’une salle de lecture – qui étrangement n’existait pas – et informatisation. Elle compte 850000 volumes, s’est enrichie des collections du Crédit Communal (Pro Civitate) consacrées à l’histoire des Communes belges et compte pour l’heure 200000 titres informatisés.

Autre stratégie, autre outil : le décorum et le dialogue avec le politique

Les Classes de l’Académie ne se connaissaient pas, faute de ne pas se rencontrer. Dès 2008, j’ai organisé en un événement unique la réception de tous les nouveaux académiciens. Résultat immédiat : davantage de visibilité et décloisonnements disciplinaires. Cet abandon de l’entre-soi, au profit de la collaboration entre Classes, s’est concrétisé dans l’organisation de colloques interdisciplinaires (Darwin/l’idéologie du progrès dans la tourmente du postmodernisme / l’esprit d’aventure et le principe de précaution par ex.).

L’Académie pour se développer devait se faire connaître ou reconnaître par le politique. Je savais, pour l’avoir vécu dans l’université, que l’adjonction de nouveaux moyens financiers ne pouvait se faire que dans le cadre d’une contractualisation. Je n’ai donc ménagé, ni mon temps, ni mes efforts, pour me mettre à la recherche active de fonds et moyens extérieurs aux sources de financement traditionnel de l’Académie. L’aide a pris des formes différentes, notamment des emplois subsidiés par les gouvernements régionaux. Le personnel représente aujourd’hui 30 agents dont 14 universitaires. La mise à disposition de nos superbes locaux relève aussi de la volonté d’innover dans la quête des moyens.

Hervé Hasquin, début janvier, vous entamerez la seconde moitié de votre mandat Un quinquennat riche en projets, nous en sommes bien convaincus. Un mot déjà sur l’une ou l’autre initiative à court terme ?

Nous projetons d’organiser, avec le soutien du Ministre Marcourt, un colloque sur la société et l’État, fin mai 2013. Nous voudrions nous pencher sur cette impression de fin de l’histoire, sur la remise en cause, aux quatre coins du globe, des autorités politiques, de l’establishment religieux, politique, financier, économique. Quel type de gouvernance voulons-nous ?

Nous tablons sur deux jours et demi de colloque, suivis de grandes conférences sur plusieurs mois. Je n’en dirai pas davantage à ce stade de notre réflexion.

En 2007 vous avez quitté la politique au niveau fédéral pour vous recentrer sur le communal. Vous êtes Président du CPAS de Silly dans le Hainaut. Et demain ?

Je ne me représente pas aux élections d’octobre prochain et mets ainsi un terme définitif à mon engagement actif dans la politique.
La vie scientifique continue !


Maud Sorède, juin 2012.

Quelques repères bibliographiques, parmi les ouvrages les plus anciens et les plus récents :

HASQUIN , Hervé, Une mutation : le « Pays de Charleroi » aux XVIIe et XVIIIe siècles. Aux origines de la Révolution industrielle en Belgique, Bruxelles, Éditions de l’Institut de Sociologie, ULB, 1971.
Id, L’intendance du Hainaut en 1697, Édition critique du Mémoire « pour l’instruction du duc de Bourgogne », Paris, 1975.
Id, Églises et Sociétés d’aujourd’hui, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 1986.
Id., Louis XIV face à l’Europe du Nord. L’absolutisme vaincu par les libertés, Bruxelles, Racine, 2005.
Id, Joseph II. Catholique anticlérical et réformateur impatient, Bruxelles, Racine, 2007.
Id., Population, commerce et religion au siècle des Lumières, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2008.
Id, Les catholiques belges et la franc-maçonnerie. De la « rigidité Ratzinger » à la transgression, Waterloo, Avant-Propros, 2011.

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