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Actualités    Chaire SFPI - Mandat de recherche postdoctorale auprès de l’Académie royale de Belgique : appel à candidatures
5 avril 2019
Chaire SFPI - Mandat de recherche postdoctorale auprès de l’Académie royale de Belgique : appel à candidatures
Contexte

La Société Fédérale de Participations et d’Investissement (SFPI/FPIM) a conclu avec l’Académie royale de Belgique une convention de collaboration qui vise à instituer une chaire dénommée « Chaire SFPI ». Cette chaire comprend un large volet de recherche, y compris l’organisation de séminaires interuniversitaires, ainsi qu’une participation aux enseignements du Collège Belgique. Le thème retenu pour la période 2019-2021 concerne les investissements publics, comme leviers des États au profit du développement durable.

Cette chaire sera doublée d’une autre chaire, établie auprès de la Koninklijke Vlaamse Akademie van België, qui fonctionnera en partenariat étroit avec la « Chaire SFPI » (séminaire commun, échange d’informations, collaborations croisées avec des centres de recherche de chaque communauté linguistique…).


Définition du poste

Dans le cadre de cette « chaire SFPI », l’Académie royale de Belgique ouvre un poste de chercheur (barème 116/1) en vue d’une recherche postdoctorale sur le thème retenu pour la période 2019-2021. Le mandat est de deux ans et prendra cours le 1er octobre 2019.

Le chercheur, en concertation avec le comité de pilotage établi par l’Académie royale de Belgique, devra aborder la plupart des questions suivantes :
• Quel est l’impact des investissements publics dans les biens communs sur les objectifs de développement durable ?
• Quelles sont les spécificités et les valeurs ajoutées des investissements publics et de leur participation éventuelle à des investissements privés ?
• Quels sont les secteurs sous-financés par les investissements publics, alors qu’ils sont des conditions éminentes du développement durable et de la plus-value sociale, notamment en matière de qualité démocratique ? En particulier, l’accent portera sur les investissements dans les secteurs en rupture (numérique, nanoparticules, génie génétique), qui, au-delà de leurs impacts environnementaux, constituent des enjeux sociétaux majeurs. Ces enjeux spécifiques peuvent-ils être clairement définis ? Sont-ils intégrés dans les dossiers de financement ? Sont-ils pris en compte dans les sociétés où les investisseurs publics ou institutionnels disposent de participations ?
• Comment sont réalisées ces études d’impact et sont-elles effectivement prises en compte dans les décisions d’investissement ?
• Comment articuler démocratie et expertise dans les investissements en développement durable ?
• Quelle est l’attitude des investisseurs publics ou institutionnels relative aux principes de l’investissement socialement responsable ? Comment intégrer ces principes dans les investissements effectués par les services publics ?
• Quelles sont les exigences relatives aux investissements et participations dans les entreprises privées en termes de Responsabilité Sociétale des Entreprises, et en particulier de contribution aux objectifs du développement durable et de diminution des émissions de gaz à effet de serre ? Comment ces exigences peuvent-elles être impulsées au niveau des Conseils d’administration des entreprises ?
• Comment éviter de consentir des financements publics à des projets qui auraient de toute façon été réalisés, de manière à consacrer les disponibilités à des projets qui ne pourraient trouver un aboutissement sans cet investissement ?
• Comment prendre en compte les impacts autres qu’environnementaux, en particulier sociaux (qualité démocratique, qualité de vie, bien-être), qui peuvent conduire à la réussite ou au rejet des projets financés et des politiques qui les sous-tendent ?

Le chercheur devra, dans cette perspective, dresser un état des lieux (« benchmarking » des « best practices ») en matière de contribution des investissements publics ou institutionnels à un développement soutenable aux plans environnemental et social, en identifiant :
• les critères et indicateurs de soutenabilité
• les modes de gestion et de gouvernance de ces investissements
• les méthodes d’évaluation des dispositifs existants
• les dispositifs législatifs d’encadrement pertinents

Le chercheur devra rédiger un rapport substantiel endéans le mandat de deux ans et contribuer à une prospective ainsi qu’à la formulation de propositions concrètes.
L’objectif final de la recherche est d’élaborer des propositions argumentées en matière de critères, de méthodes et de législation. Ces propositions sont destinés à la Classe Technologie et Société de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique.
Le titulaire de la « chaire SFPI » sera également amené à donner deux cours-conférences par an (2020 et 2021) dans le cadre du Collège Belgique. Il pourra être rattaché à une ou plusieurs équipes de recherche d’une institution de la Communauté française de Belgique ou d’une institution fédérale. Il entretiendra également des relations suivies avec le titulaire de la « chaire FPIM » ainsi qu’avec une ou plusieurs institutions de la Communauté flamande de Belgique, dans une perspective clairement bicommunautaire.
Au cours du second semestre de chaque année académique, le titulaire de la « chaire SFPI » animera un séminaire de travail interuniversitaire à l’Académie royale de Belgique, visant à renforcer les liens entre institutions de recherche dans le domaine du thème retenu.
Les langues de travail seront le français et l’anglais.


Profil souhaité et dossier de candidature

Les candidat(e)s au mandat de recherche posdoctorale de la « chaire SFPI » devront être docteur(e)s au moment du dépôt de leur candidature et faire état d’une activité et d’une production scientifiques dans un domaine concerné par la thématique de recherche retenue pour la période 2019-2020. Ils ou elles seront porteurs ou porteuses d’un diplôme de doctorat dans un domaine touchant à la thématique de recherche retenue (entre autres, en sciences économiques, sciences de gestion, sciences sociales).
Les candidat(e)s ne pourront avoir soutenu leur thèse de doctorat depuis plus de 6 ans au moment où commence leur mandat.
Une formation complémentaire, une expérience professionnelle ou une production scientifique ouvrant à l’interdisciplinarité est requise, de même qu’une ouverture internationale.
Le dossier de candidature, rédigé en français, comprendra :
• un CV scientifique ;
• un projet de recherche sur 2 ans expliquant comment, par ses compétences, le candidat ou la candidate sera capable de traiter le sujet proposé, dans une optique pluridisciplinaire (maximum 10.000 caractères, espaces compris) ;
• deux lettres de recommandation.
Les dossiers de candidature doivent être adressés au Secrétaire perpétuel de l’Académie royale de Belgique pour le 15 mai à 12 heures (heure belge) au plus tard, à la fois par courrier postal (Académie royale de Belgique, 1 rue Ducale — B-1000 Bruxelles) et par courriel (Didier.Viviers@academieroyale.be). La date et l’heure de l’envoi par courriel font foi.

Information
Pour toute demande de renseignement, prière de s’adresser à Isabelle Algrain (Isabelle.Algrain@academieroyale.be).