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Matière
Société, lettres et arts
Cours-conférence
Amnistie et amnésie
Lieu
Site
Palais des Académies
Local
Espace Roi Baudouin
Adresse
Rue Ducale 1, 1000 Bruxelles
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Le Collège Belgique    Journal des leçons passées    Devant l'énigme du passé: le juste travail de la mémoire
Jeudi
08  03
17:00
Jeudi 8 mars 2012 à 17 heures
Palais des Académies – Écuries royales – Espace Roi Baudouin
Devant l'énigme du passé: le juste travail de la mémoire

Durant l’été 2010, dans un contexte sociopolitique complexe et non sans provoquer de très vives réactions, Ph.van Meerbeeck, psychiatre, et H.  Kieboom, leader du groupe catholique Sant’Egidio, remettaient sur le devant de la scène médiatique la question d’une possible amnistie des «inciviques», notamment en Flandre, pour œuvrer à la nécessaire «réconciliation entre les Belges».

Le débat fut intense. Dans ce cours programme, à partir de ce type de position, nous voudrions porter un regard critique et philosophique sur la notion d’«amnistie», en nous basant sur des auteurs majeurs de la tradition philosophiques [Emmanuel Levinas (1906-1995), Paul Ricœur (1913-2005) et Jacques Derrida (1930-2004)], ayant cette singularité d’avoir connu la déportation ou l’emprisonnement, en tout cas les affres de la guerre et de ses crimes. Les questions ne manqueront pas : n’y a-t-il pas de l’arbitraire dans ce qui pourrait devenir, en raison d’une confusion entre «pardon» et «amnistie», une sorte d’absolution «juridique», au point que la dite «réconciliation» se ferait non plus tant sur le fond d’une reconnaissance réciproque et d’une mémoire partagée, mais au prix d’un effacement volontaire et anonyme d’un passé commun? Quelle est la nature du rapport qu’une communauté sociale et politique se doit d’entretenir avec un passé qui pourrait en menacer l’unité à reconfigurer, pour autant que ce passé n’est justement pas «passé», mais agit au présent comme un facteur de dissolution empêchant un vivre ensemble d'avenir? La reconnaissance réciproque, nécessaire à un avenir commun, doit-elle se fonder sur l’oubli, a fortiori institutionnellement organisé, de ce qui la menace, ou sur la mémoire partagée de ce qui la divise ?

Le «travail» sur un passé ni amnistié ni même pardonné ne serait-il pas la condition d'une cohésion à venir ? En tentant de répondre à ces questions, nous montrerons que l'équation «amnistie-pardon-réconciliation» n'est pas soutenable et doit être repensée.
Programme
17:00
19:00
Devant l'énigme du passé: le juste travail de la mémoire
Intervenants
Photos
Photo Philippe Molitor