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Matière
Histoire et lettres
Cours-conférence
La naissance des idéologies selon Sartre. Le matérialisme revisité
Lieu
Site
Palais des Académies
Local
Espace Roi Baudouin
Adresse
Rue Ducale 1, 1000 Bruxelles
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Le Collège Belgique    Journal des leçons passées    La légende de la vérité. Une généalogie non nietzchéenne de la science
Mercredi
30  09
16:00
Mercredi 30 septembre 2009 à 16 heures
Palais des Académies – Écuries royales – Espace Roi Baudouin
La légende de la vérité. Une généalogie non nietzchéenne de la science
La question de la naissance des idéologies, véritable lieu commun des sciences humaines au 20e siècle, n’est plus guère abordée aujourd’hui, victime sans doute des excès de systématisme et du caractère très politique de son traitement.

Cette question reste pourtant d’actualité, dans un monde qui n’a certainement pas assisté à la mort des idéologies mais qui accueille plutôt de nouvelles idéologies. Elle reste au carrefour de plusieurs disciplines, et constitue un nœud problématique a priori inépuisable, du moins si l’on admet qu’une idéologie ne s’explique jamais par les seuls services qu’elle est censée rendre à un secteur ou à une composante de la société. Si l’on dépasse cette vision fonctionnaliste, la question des conditions de naissance, du régime de croyance et du type de vérité des idéologies insiste et résiste.

L’objectif du cours-conférence est de reprendre cette question abyssale en suivant un fil conducteur précis : son traitement par Sartre, dont on ignore souvent qu’il l’a affrontée à plusieurs reprises dans son parcours intellectuel, en lui réservant un sort chaque fois différent. Les multiples tentatives de Sartre, consignées dans des textes peu lus et, pour la plupart, publiés à titre posthume, constituent un véritable atelier de pensée, qui a été le théâtre d’une radicalisation tendancielle de son option matérialiste initiale, mais sans que Sartre se soit jamais arrêté à une doctrine et, encore moins, à une doctrine standard du statut des idéologies. Sartre n’a jamais sacrifié à l’une ou l’autre des simplifications marxistes (fonctionnaliste ou causaliste), pas plus qu’il n’a jamais défini l’idéologie par la concordance d’une pensée avec des intérêts de classe. Son matérialisme est à la fois plus subtil et plus radical, car il enchâsse l’idéologie au cœur des rapports personnels avec la matière, ce qui en fait aussi bien l’expression d’une aliénation (puisque la matière impose son inertie) que de la liberté (puisque nous entretenons un rapport pratique à cette inertie). Il est aussi plus inquiet, Sartre n’ayant jamais admis le rabattement des valeurs sur de simples faits sociaux : il ne perd jamais de vue qu’il cherche une origine pratique à un régime de normes idéales, de sorte qu’il lui faut interroger le mode de croyance et de vérité de ces idéalités irréductibles aux conditions matérielles de leur émergence.

Une originalité supplémentaire réside dans le fait que, chez Sartre, cette problématique somme toute classique est traitée dans de multiples textes qui diffèrent profondément par le style, les exemples et les angles d’attaque. Si l’évocation de ces textes ne permettra pas de déboucher sur des réponses assurées, elle devrait permettre de rendre son acuité à un thème trop souvent abordé dans des termes généraux ou abstraits.
Programme
16:00
18:00
La légende de la vérité. Une généalogie non nietzchéenne de la science
Intervenant
Photos
Photo Philippe Molitor
Sculpteur : Guillaume Geefs.