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Séance d'ouverture de la huitième session annuelle du Collège Belgique à Namur. Alexandre le Grand d’Orient et d’Occident : dialogues et confrontations

La Séance d'ouverture de la huitième session annuelle du Collège Belgique à Namur se tiendra au Palais provincial (place Saint-Aubain, 2) le jeudi 21 janvier 2016 à 17 h 15.

PROGRAMME

Accueil par M. Denis Mathen, Gouverneur de la Province de Namur

Allocutions par M. Hervé Hasquin, Secrétaire perpétuel de l'Académie, et par Mme Monique Mund-Dopchie, Présidente du Bureau du Collège Belgique

Discours par M. Pierre Briant, Professeur au Collège de France, titulaire de la Chaire d’Histoire et civilisation du monde achéménide et de l’empire d’Alexandre,
Alexandre le Grand d’Orient et d’Occident : dialogues et confrontations

Composé en grec, à une ou plusieurs mains, dans l’Alexandrie des IIe et IIIe siècles de notre ère, le Roman d’Alexandre connut un succès considérable dès l’Antiquité tardive puis à l’époque médiévale dans tous les pays d’Occident et d’Orient, des Îles Britanniques à l’Insulinde, où de multiples versions en langues locales furent élaborées et diffusées. Toutes avaient des caractères communs, chacune avait ses caractéristiques spécifiques. C’est ainsi que les différentes versions perses attribuaient à Alexandre une origine mi-iranienne, alors que le Roman grec originel en faisait le fils d’un pharaon et de la princesse Olympias. Sous différents noms (Alexandre, Iskender, Sikandar, Aliksandar, etc.), le personnage fut invoqué en exemple, voire en précédent, dans un grand nombre de situations qui requéraient l’intervention d’un « Second Alexandre/Iskender ». À la fois semblables et différents, ces Alexandre/Iskender ont pu être appelés à l’aide par des ennemis en face à face, comme le montre si bien le recours que les Byzantins, d’une part, et les Ottomans, de l’autre, firent à ‘leur’ héros, avant et après la chute de Constantinople. Invoqué à Byzance comme le premier vainqueur sur l’Orient perse (c’est-à-dire aussi « turc »), Alexandre est également salué par Mehmed II, qui s’empara de Constantinople en 1453, et qui semble avoir été un admirateur aussi bien d’Alexandre que d’Iskender, informé qu’il était aussi bien par les textes grecs que par la version turque du Livre d’Alexandre (Iskendernamah).

Avec le parrainage du Collège de France.

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