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Pour une dynamique des imaginaires : la littérature, le rite et le sacré. Entretien avec Myriam Watthee-Delmotte

Depuis son enfance, passée à Comines, Myriam Watthee-Delmotte vit en territoire transfrontalier, à l’intersection de diverses cultures, langues et régions. Est-ce cet ancrage « entre deux », cette expérience de la frontière, si justement évoquée dans l’œuvre de Claudio Magris, qui a donné à Myriam Watthee-Delmotte un sens aigu de la diversité – du monde, de la science – et de l’expression multiforme des idées et des vérités ? Ce refus de l’univocité l’a conduite à vouloir rompre avec les cloisonnements disciplinaires de la recherche et de l’enseignement universitaire. Partant de sa spécialisation initiale, l’analyse littéraire, elle s’est fixé l’objectif de « relier entre eux des aspects du phénomène littéraire traités le plus souvent isolément et d’appréhender la littérature au lieu de confluence entre les représentations mentales collectives reçues en héritage (sources historiques, artistiques et anthropologiques) et les configurations propres au psychisme d’un individu, c’est-à-dire dans l’imaginaire ».

En travaillant sur les sources, les figures, les formes verbalisées et les supports des imaginaires portés par la littérature, elle a développé une méthodologie fondée sur une véritable problématisation interdisciplinaire. Cette démarche lui a permis de fédérer, depuis 1996, différents domaines et chercheurs des sciences humaines et de créer un Centre de Recherche sur l’Imaginaire, qu’elle dirige, à l’Université catholique de Louvain. Directrice de recherche du FRS-FNRS et professeur dans cette université où elle enseigne l’analyse littéraire et les méthodologies de l’imaginaire, Mme Watthee-Delmotte a consacré sa thèse d’agrégation, en 2005, au thème « Rite et Littérature » et s’intéresse au sacré dans la littérature française du XIXe au XXIe siècle. Ses travaux en ont fait un connaisseur reconnu de l’œuvre de Barbey d’Aurevilly, de Villiers de l’Isle-Adam, de Pierre Jean Jouve, de Georges Bernanos et avant tout d’Henry Bauchau, dont lui revient la création (et la direction scientifique) du fonds d’archives de l’écrivain.

Myriam Watthee-Delmotte est membre de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l’Académie depuis mars dernier.

Myriam Watthee-Delmotte, l’interface, la confluence sont au cœur de votre cheminement.

Oui ! Mon vécu familial, auprès de parents bilingues, dans une zone de multiples frontières nationale, linguistique et culturelle, m’a ouvert à l’universalisme, à la conscience qu’il y a plusieurs façons de dire les choses, plusieurs manières d’exprimer la vérité. Comparatiste dans l’âme avec un tel arrière-plan, je m’attache, dans mon mémoire de licence en philologie romane, à montrer ce que « Moby Dick » d’Herman Melville doit à la culture européenne. L’art et la littérature sont pour moi, depuis l’adolescence, un moyen de donner une part importante de sens au réel grâce à des amitiés spirituelles, à une fratrie imaginaire. Pour ma thèse de doctorat, toujours soucieuse de transcender les clivages, je veux concilier mes deux amours et prends pour sujet l’œuvre littéraire d’un peintre, Salvador Dalí. Ses textes, pourtant abondants, sont à l’époque peu connus et dispersés. La période surréaliste m’attirait comme le moment d’une mutation culturelle et d’un changement dans le rapport au sacré. Jusqu’alors, ce rapport était très cadré par le religieux et le social, et de ce nouveau mouvement émerge quelque chose de plus libre et d’inventif. De la crise des formes traditionnelles du sacré jaillissent d’autres expressions pour répondre au besoin de spiritualité. Avec Dalí, nous sommes confrontés à des formes écrites et plastiques qui s’écartent de la tradition, mais aussi de l’obédience à Breton : c’est le dissident de la dissidence !

Le sacré constitue un axe majeur de vos travaux scientifiques, présent à l’entame de votre carrière et aujourd’hui encore, à la faveur d’un vaste chantier de recherche entrepris en 2011.

Mon intérêt pour cette aspiration à l’absolu, pour l’expression de cette quête qui cherche des voies nouvelles pour se dire mais en retrouvant les formes traditionnelles de façon biaisée, ne m’a pas conduite qu’à Dalí, mais aussi à Barbey d’Aurevilly, Villiers de l’Isle-Adam et Pierre Jean Jouve entre autres.

Je viens, il y a quelques mois, de m’engager dans un projet d’envergure portant sur la singularité du fait littéraire dans le domaine des productions discursives, en particulier sur son articulation différentielle aux formes traditionnelles du sacré (religions, rites et mythes) dans le contexte de la crise qui frappe les sociétés occidentales depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Je voudrais éclairer le paradoxe d’une production littéraire toujours croissante, face à un désenchantement du monde et au sentiment d’impuissance de la littérature, en analysant comment certaines formes littéraires et figurations d’auteurs s’offrent comme des accès, dans la sphère profane, à une expérience du sacré.

La faillite du religieux et l’érosion du socle de certaines valeurs sociétales ont pour corollaire l’émergence de formes nouvelles de fonction-sacré ou d’effet-sacré dont la littérature est l’acteur et le témoin. Il s’agira donc dans cette étude de voir comment la littérature produit du sacré.

L’observation des dynamiques imaginaires s’avère un ancrage prioritaire de vos recherches.

J’ai, en effet, au départ d’un groupe de littéraires réunis sous le label « LIR » (Littérature, Imaginaires, Représentations), fédéré d’autres équipes qui travaillaient sur les mythes et figures antiques, sur la spiritualité dans la littérature et les arts, et sur les imaginaires de guerre, pour aboutir, en 2000, à la création, à l’UCL, du Centre de Recherche sur l’Imaginaire. Notre but est de travailler dans la transdisciplinarité des questions complexes liées à l’imaginaire. Cela a commencé par un pari : voir si nous étions capables de nous entendre au-delà de nos jargons disciplinaires, en commençant par un thème-bateau, celui des imaginaires du Mal. Une dynamique collective s’est rapidement imposée avec des rencontres mensuelles, une pratique de colloques tous les trois ans et une collection chez l’Harmattan. D’autres nous ont rejoints (le groupe « Art et thérapie » et le Groupe de recherche sur l’image et le texte). Le Centre a mené une Action de Recherche Concertée de 2002 à 2007 sur les modes d’héroïsation et d’anti-héroïsation dans leur rapport aux identités individuelles ou collectives. Nous nous sommes intéressés à leurs formes officielles mais aussi insidieuses, aux discours politiques, aux expressions populaires ou artistiques qui produisent le consentement à la guerre par exemple : valoriser certaines attitudes ou valeurs dans l’imaginaire des gens a des conséquences sur le réel, comme le fait de s’engager ou pas, ou de déserter...

Au terme de cinq ans de projet, nous avons abouti à des accords-cadres internationaux et à un livre, Mémoires et identités. Parcours dans l’imaginaire occidental. Nous avons pris la période 1914-1918 comme date-pivot pour observer le changement des mentalités. La vision de soi comme individu et comme membre d’une communauté a été bouleversée : les représentations de la guerre et les axiologies se sont transformées radicalement. On se rend compte que des valeurs héroïsées ont été des leurres, des formes d’instrumentalisation pour passer à l’action. Cet ébranlement des consciences, nous l’avons donc analysé d’abord par le biais de l’héroïsation.

Parmi les auteurs que vous avez étudiés, il en est un, Henry Bauchau, dont la vie et l’œuvre ont été profondément marquées par l’expérience de la guerre et les processus d’héroïsation autour des deux grands conflits mondiaux du XXe siècle.

Henry Bauchau est né en 1913. Il n’a que dix-huit mois lors de l’incendie de Louvain, qu’il considère comme un traumatisme, un fondement de l’imaginaire qui a influé sur toute sa vie. La ville en flammes, c’est l’expérience du paradis perdu, la perte de la tranquillité, de la mère (dont il est séparé longtemps) et du cocon familial. C’est la confrontation brutale à la violence et à l’horreur.

Bercé dans son enfance par les récits de la Grande Guerre, il a nourri une vision héroïsée du monde militaire et du résistant et cela a fait de lui un homme engagé. En 1940, il prend les armes, mais la capitulation après dix huit mois est ressentie par lui comme une terrible humiliation. Il s’oriente alors vers le Service du Travail Volontaire en Wallonie, dont le but officiel est de reconstruire le pays, et officieux d’éviter à un grand nombre de jeunes le travail obligatoire en Allemagne. Ces objectifs ne sont pas compris par tous : certains reprochent à ce Service d’être un groupe d’apparence militaire, étrangement toléré par l’occupant. En 1943, lorsque les Allemands en prennent effectivement le contrôle, Bauchau démissionne et rejoint la Résistance.

Au sortir de la guerre, Bauchau est méjugé dans son action, et de cette profonde blessure naît le besoin d’entreprendre une psychanalyse, qu’il fait avec Blanche Jouve, la femme du poète français. C’est elle qui lui indique que son avenir réside dans l’écriture. Son œuvre littéraire sera la cicatrisation de cette blessure.

Je me suis intéressée à Henry Bauchau, au départ, en tant que spécialiste de Pierre Jean Jouve, car j’étais curieuse de connaître cette autre œuvre suscitée par Blanche. J’ai approché Henry Bauchau dès 1987 et au fil des ans s’est imposé un rapport de confiance et d’estime qui m’a valu, en 2006, de le voir me proposer de prendre ses archives (en fait ses tableaux, sa bibliothèque et ses papiers). J’ai trouvé une salle appropriée à la constitution d’un Fonds d’écrivain dans mon université et il a fallu convaincre les autorités de la faisabilité et du prestige pour l’institution d’un tel projet.

L’UCL a reçu entre autres tout ce que Bauchau a écrit en secret durant 25 ans, avant d’oser publier : un trésor qui change radicalement le regard sur l’œuvre ! Grâce à des crédits du FNRS et à la collaboration d’un expert en traitement des archives venu de l’Université de Paris III, Sofiane Laghouati (il est devenu depuis lors Conservateur de la Réserve précieuse du Musée royal de Mariemont), nous avons été à même d’assumer la gestion de ce Fonds extraordinaire, dont j’assure toujours la direction scientifique.

Je mets beaucoup d’énergie dans l’exploitation et la valorisation de ce Fonds. Cette donation m’a permis de créer un cours nouveau, « Analyse littéraire : du brouillon à l’archive ». C’est une initiation à tout ce que permet le travail sur archives, qui modifie la compréhension que nous avons de l’objet-livre et du phénomène littéraire. On pénètre une constellation faite d’avants-textes, de repentirs, de reprises, on saisit à quel point le texte est en mouvement, dans une dynamique d’interrelation constante avec différents éléments : la correspondance par ex. ou la bibliothèque personnelle de l’auteur.

Le livre, la littérature sont l’objet premier de votre travail de chercheur.

Personnellement je m’intéresse au regard anthropologique sur la littérature, pour répondre à la question « que fait la littérature ? ». Au fil de mes analyses sur divers écrivains de la période 1850 à aujourd’hui, j’ai pu circonscrire comment ces textes sont construits pour produire une certaine efficacité sur le lecteur. Quel imaginaire produisent-ils ? Comment parviennent-ils à faire rejouer une certaine mémoire culturelle de formes et de figures de manière inventive, pour créer un objet qui aura lui-même des répercussions sur le réel ? Par l’étude de cas, je me suis rendu compte qu’on pouvait éclairer l’efficacité des livres en regard du rite (ils convoquent différents rites de parole ou qui reposent sur l’écriture, mais aussi les rites de deuil, d’initiation, etc.).

Le rite est la réaction naturelle de tout être vivant en situation à risque : dans le danger ou face à une négociation difficile, on cherche à reproduire une conduite dont on a pu apprécier l’efficacité dans le passé. Le rite est un pari jeté sur l’efficacité de la reprise d’une forme comportementale ayant fait ses preuves. Il permet des effets sans commune mesure avec les moyens mis en œuvre, par exemple s’avancer face aux rangs ennemis avec un drapeau blanc et sans armes, avec pour résultat de préserver sa vie ! Mais pour qu’il y ait rite, il faut convoquer plus que des conventions : du symbolique, des valeurs partagées, liées à l’affect (dans l’exemple cité, le code d’honneur des combattants).

La pratique rituelle intègre l’œuvre et l’écrivain dans une communauté imaginaire.

Oui, les rites ont une fonction intégratrice, et l’écrivain entre grâce à eux dans une « tribu invisible », comme le dit Maingueneau. Beaucoup d’écrivains font appel à des rites dont ils captent l’efficacité au bénéfice de leurs écrits. En recourant aux rites de prière, de confession, d’aveu, avec leurs codes très cadrés et leurs rôles prédéterminés, c’est précisément cette symbolique partagée qui conduit le lecteur là où l’auteur l’entend.

Par exemple, le rituel de l’aveu amène au pardon attendu. Le Nœud de Vipères de François Mauriac, par son dispositif textuel, place ainsi le lecteur dans une posture de confesseur. Il est conduit forcément au pardon, malgré la bassesse du héros.

Un auteur peut aussi prévoir un scénario qui joue du rite en creux. Jules Barbey d’Aurevilly dans Les Diaboliques met en scène un crime dans chacune des six nouvelles, et s’il évoque la confession, c’est pour souligner qu’elle n’est pas accomplie ou qu’elle ne l’est qu’en apparence, parce que les vrais mobiles sont autres, la vengeance par exemple. Il montre a contrario que le rite n’opère pas quand un de ses éléments n’est pas respecté. Il paiera cher lui-même ce manquement en voyant son œuvre condamnée pour outrage aux bonnes mœurs.

Autre exemple, le livre de Yannick Haenel consacré à Jan Karski, qui repose sur le rite du témoignage. Il met en fiction ce personnage réel qui a voulu rendre compte, comme porte-parole de la Résistance polonaise, de ce qu’il avait vu de l’extermination des Juifs (il se rend à Londres et aux États-Unis pour rencontrer le Président Roosevelt et tenter de l’alerter). Il ne sera pas entendu. Le roman endosse ainsi le rôle de témoin du témoin. Or le processus de reconstruction fictive du témoignage de celui qui n’arrive pas à se faire entendre piège Haenel à son tour. Il se retrouve au cœur d’un conflit avec Claude Lanzman, qui a donné la parole à Karski dans son film Shoah, brisant ainsi le silence volontaire pendant 35 ans de ce héros de l’ombre. Lanzman s’estime et l’estime trahi par la fiction de Haenel.

Dans ma thèse d’agrégation de l’enseignement supérieur, je me suis attachée à une réflexion globale sur la manière dont la littérature fonctionne elle-même sur mode ritualisé. J’ai abordé les moyens, les principes d’action, et j’ai compris que le rite permet de faire le lien entre différents aspects du texte : son fonctionnement interne, la trace de l’auteur, la place du lecteur, la réception. La question du rite offre une autre opportunité : faire revenir dans l’analyse littéraire ce qui a été évacué par les structuralistes : les valeurs et l’affect.

Avec une telle curiosité intellectuelle, vous ne manquez pas de projets pour le futur ?

Le rite demeure un thème de recherche principal. Je voudrais travailler plus spécifiquement sur un type particulier de rites, ceux qui gravitent autour de la mort, en étudiant notamment un genre né à la Renaissance et revenu en force avec Mallarmé, les tombeaux littéraires (œuvre faite par un artiste en hommage à un autre). Plusieurs situations m’intéressent, dont la littérature contemporaine témoigne : la mort d’un ascendant, d’un enfant, la peine de mort, les « disparitions » politiques, etc. Mon objectif vise à montrer, dans une approche anthropologique, ce que permet la littérature, je veux rendre compte des ressorts de la performativité du texte littéraire. J’ai longtemps été la seule à faire le lien entre rite et littérature, mais le paysage scientifique change : j’ai organisé cet été à Montréal une session de congrès sur cela qui a suscité un vif intérêt, et un colloque aura lieu en septembre 2012 au Pays de Galles.

Pour ce qui concerne Bauchau, le centenaire de l’écrivain arrive à grands pas (22 janvier 2013) : un colloque est à l’ordre du jour dans le cadre du Collège Belgique à Bruxelles, et je prépare un essai pour Actes Sud.

Dans le prolongement de notre Action de Recherche Concertée, nous avons ouvert un nouveau chantier quinquennal pour le Centre de Recherche sur l’Imaginaire, avec un travail sur les figures, les fonctions et les territoires de l’écrivain. Le point d’orgue en sera une série d’activités en 2012-2013 autour d’une exposition organisée de novembre à février au Musée de Mariemont : Écrivain, mode d’emploi. De Voltaire à ‘BleuOrange’ (littérature hypermédiatique).

En ce qui concerne mon enseignement, mon souci est, d’une part, de participer à des cours d’équipe qui décloisonnent les savoirs (j’ai fait créer « Art et littérature », par ex.) et d’autre part, de répondre au besoin de sens des jeunes, à leur envie de vivre et d’être constructifs. Il s’agit de dépasser le désenchantement et j’ai donc choisi de donner un cours, cette année par exemple, sur le thème de l’éblouissement, au départ de trois œuvres : Vera de Villiers de l’Isle d’Adam, Paulina 1880 de Jouve et À mon seul désir de Haenel. Ce cours s’intitule « Analyse des imaginaires littéraires ». L’imaginaire, ce n’est pas le contraire du réel, mais le seul réel auquel nous ayons accès ! Chez chacun de nous, les représentations mentales filtrent le rapport au monde. C‘est là que la culture agit, parce que nos images mentales sont formées, outre par le vécu, par une sédimentation culturelle.

La création littéraire est porteuse de formes que le lecteur est appelé à investir de sa propre construction imaginaire. Dans la vie, personne n’est épargné par la menace du formatage, y compris sur le terrain de l’imaginaire qui peut dégénérer en standardisation, en dépersonnalisation, voire en déshumanisation. La littérature y oppose le cadre clair d’une fiction en un lieu circonscrit – le livre – et qui ne s’active que par l’engagement personnel du lecteur. Je rejoins Nancy Huston qui, dans son essai sur l’humanité définie comme « l’espèce fabulatrice », reconnaît aux fictions littéraires de nous permettre d’expérimenter la part de divin qui se trouve en chacun de nous et de nous extraire de la passivité pour nous donner la responsabilité du sens.

Je conclus en la citant : « La littérature nous dégage, un temps, des obligations et des contraintes des innombrables fictions subies. Elle nous fait le cadeau d’une réalité qui, tout en étant reconnaissable, est en même temps autre : plus précise, plus profonde, plus intense, plus pleine, plus durable que la réalité au-dehors. Dans le meilleur des cas, elle nous donne des forces pour retourner dans cette réalité-là et la lire, elle aussi, avec plus de finesse » (Nancy Huston, L’espèce fabulatrice, Arles, Actes Sud, pp. 183 et 189).



Maud Sorède, décembre 2011.

Pour en savoir plus…

Myriam WATTHEE-DELMOTTE, Littérature et ritualité. Enjeux des rites dans la littérature française contemporaine, Berne, Peter Lang, 2010.
Geneviève DUCHENNE, Vincent DUJARDIN et Myriam WATTHEE-DELMOTTE, Henry Bauchau dans la tourmente du XXème siècle. Configurations historiques et imaginaires, le Cri, Bruxelles, 2008
Paul-Augustin DEPROOST, Laurence van YPERSELE et Myriam WATTHEE-DELMOTTE (dir.), Mémoire et identité. Parcours dans l’imaginaire occidental, Presses universitaires de Louvain, Louvain-la Neuve, 2008.

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