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Les Publications    Toutes les publications    Le Luxembourg mosellan. Productions et échanges commerciaux (1200-1560)
Jean-Marie Yante

Le Luxembourg mosellan. Productions et échanges commerciaux (1200-1560)

Textes du quatrième de couverture du mémoire

Alors que toutes les couches de la population participent aux « jeux de l'échange », la recherche historique boude trop souvent l'activité commerciale en milieu rural. D'où le projet d'étudier celle-ci dans une région échappant à l'attraction d'une grande métropole, en l'occurrence le Luxembourg mosellan.
Les prévôtés de Luxembourg et de Thionville, partiellement celles d'Arlon et d'Echternach, quelques localités encore de la markvogtei de Diekirch, ainsi que des seigneuries vassales de la principauté constituent un ensemble géographique relativement homogène, aux sols moins chiches qu'en Ardenne ou dans l'Oesling, au climat plus clément, à la population plus dense. Tant du point de vue économique que culturel, ces terres sud-orientales du comté puis duché de Luxembourg, quoique intégrées aux Pays-Bas bourguignons au milieu du XVe siècle, restent largement tournées vers Metz et Trêves.
L'éveil ou l'essor commercial, au début du XIII" siècle, de quelques centres régionaux fournit le terminus a quo. L'enquête est menée jusqu'aux environs de 1560, moment où les guerres de l'Empire et de la France meurtrissent profondément la région. L'existence d'un surplus négociable stimule les échanges et, réciproquement, la proximité d'un marché ou d'une foire encourage le dégagement d'un surplus. La première partie traite donc naturellement des productions agricoles et industrielles. La deuxième est consacrée aux voies de communication, fluviales et terrestres, et à leur fréquentation. La mise en place du réseau d'échanges, sa vitalité, le régime juridique et fiscal des transactions, les modalités du crédit viennent ensuite. Est enfin examinée la participation, modeste au demeurant, de marchands et transporteurs régionaux à un commerce à plus ou moins longue distance.
Si la politique — plus souvent subie que réellement menée — se révèle un facteur essentiel de l'évolution économique, ceci n'exclut pas, par-delà des tendances temporairement divergentes, une réelle sensibilité à de grandes pulsations d'une économie européenne solidaire.

Docteur en philosophie et lettres (histoire), licencié et maître en sciences économiques de l'Université catholique de Louvain, Jean-Marie Yante (1950) a également présenté à l'École pratique des Hautes Études de Paris (IVe section) une thèse sur Le péage lorrain de Sierck-sur-Moselle (1424-1549). Analyse et édition des comptes (parue en 1996).
Actuellement chef de travaux aux Archives générales du Royaume, à Bruxelles, et chargé de cours au Centre Universitaire de Luxembourg, il oriente principalement ses recherches vers l'histoire économique et sociale du bas moyen âge et du début des temps modernes, ainsi que vers l'archivistique contemporaine. Il a notamment publié Trafic routier en Ardenne, Gaume et Famenne. 1599-1600 (Louvain-la-Neuve, 1986) et Sources pour l'histoire contemporaine du Grand-Duché de Luxembourg (Bruxelles, 1992).

Photo de liseuse : Balance d'orfèvre, détail d'un tympan de maison artisanale à Thionville, fin du XVe siècle. (Thionville, Musée de la Tour aux Puces)
Édition
LieuBruxelles
ÉditeurAcadémie royale de Belgique
Année1996
Numéro d'édition1974
CollectionMémoires de la Classe des Lettres
Formatin 8°
Série3
TomeXIII
Numéro1974
Nombre de pages539
ISBN2-8031-0137-8
Prix43,86€
N° Fiche2729
Documents
Jean-Marie Yante, Le Luxembourg mosellan. Productions et échanges commerciaux. 1200-1560 - format pdf