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Actualités    Koregos : quatre nouveaux « reporticles »
4 mars 2019
Koregos : quatre nouveaux « reporticles »
La revue Koregos s'est enrichie de quatre « reporticles ».


Hélène Mund, Le Maître de la Madone Clemens et son atelier. Nouveaux regards sur la peinture dans quelques ateliers anversois au premier tiers du XVIe siècle

La contribution révèle l’existence d’un groupe de tableaux stylistiquement apparentés et attribués à tort jusqu’à ce jour au Maitre au Perroquet et au Maître des Demi-figures féminines. Ces œuvres réalisées à Anvers vers 1520-1530 relèvent en fait du travail d’un atelier concurrent au sein de la cité. Elles attestent que celui-ci semble avoir été, comme les deux autres, spécialisé dans l’exécution de Sainte Marie-Madeleine, dont plusieurs seraient des portraits déguisés. On lui connaît également au moins deux Madone à l’Enfant dont l’une, conservée au Museum für Angewandte Kunst de Cologne et provenant de la collection Wilhelm Clemens est à l’origine du nom de convention donné à l’ensemble, lequel témoigne incontestablement de caractéristiques communes.


Laura Neve, Jacques Villeglé, faucheur de signes

Ce reporticle retrace la carrière de Jacques Villeglé, qui est l'une des figures de proue du Nouveau Réalisme. Récupérer des affiches lacérées répond à sa volonté de tracer une nouvelle voie dans le paysage de l’après-guerre, qui ne soit ni celle de l’abstraction en vogue, ni celle de la figuration traditionnelle. Le recours aux matériaux ordinaires et l’intervention minimale de l’artiste sont les principes qui l’uniront, dès 1960, au Nouveau Réalisme. Les affiches qu’il collecte au gré des années attirent l’attention sur l’importance des médias dans la société et interrogent le rôle de la propagande. Elles constituent in fine une sorte de mémoire de la société moderne et contemporaine occidentale, reflétant l’évolution des mœurs et rappelant les conflits et idéologies ayant traversé le XXe siècle.



Dorian Vanhulle, The royal funerary stelae of the first two dynasties in Abydos. The "stela" of the King Den reconsidered (RMAH, Brussels, inv. E.562)

Cet article est consacré aux stèles funéraires des deux premières dynasties découvertes à Abydos et, plus particulièrement, à la « stèle » du roi Den exposée aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles (E.0562). Une analyse attentive de l’œuvre montre qu’il peut difficilement s’agir d’une stèle funéraire thinite. Cet article présente les arguments qui permettent de mettre en doute l’attribution centenaire de cette pièce et aborde ensuite le dossier des stèles funéraires royales d’Abydos. Il propose une nouvelle analyse des données à notre disposition, abordant notamment la question des matériaux employés et de l’évolution architecturale des tombes durant la première dynastie. Cette étude se base sur un catalogue actualisé de ces stèles.

This paper deals with the royal stelae of the first two dynasties discovered at Abydos and, more specifically, with the "stela" of King Den exhibited at the Royal Museums of Art and History in Brussels (E.0562). A careful analysis shows that this object can hardly be a royal stela. This paper presents the arguments that allow us to doubt the now centenary identification of this object and then adresses the issue of the royal stelae of Abydos. It offers a new analysis of the data at our disposal and deals in particular with the materials that were used and the architectural evolution of the royal tombs during the first dynasty. This study is based on an updated catalog of these stelae.



Olivier Duquenne, Traits d'union

Le trait, les traces, les points, et toutes marques qui ponctuent une surface, imprègnent le travail de Pierre Courtois depuis ses débuts. Ils mettent en évidence le rythme, la tension et la mesure.

Échelles, jalons, fils à plomb, traits de poudre bleue nés d’un lâcher de cordeau, sont autant d’éléments récurrents qui témoignent de sa volonté d’organiser l’espace, non pas à la manière rigoureuse du géomètre, mais de façon poétique, en multipliant les approches.

Les légèretés et la transparence, les superpositions, les différentes lectures mises en relation, l’insertion d’éléments divers, la pratique de la découpe, sont autant de composantes de son parcours.

Dès 1970, en réutilisant les papiers de coupe de sa mère comme support de ses dessins, il intégrait les premiers détournements d’objets. Les lignes imprimées de ces patrons, lues à travers la discrète coloration jaune de la feuille, deviennent le point de départ et les repères de paysages déjà imaginaires. Les tissus, les voiles, les verres localement opacifiés, et plus tard les dessins de mode dans leur rapport au corps, jusqu’aux travaux sur les structures de corsets, sont des éléments en référence avec un instant privilégié de son enfance : le contact avec une coupe de flanelle bleue ponctuée de fils blancs.